Le chocolat : origine et évolution
Il ne serait imaginable de concevoir un bon chocolat sans en connaitre sa fabuleuse histoire remontant au Xe siècle.
Ce sont les Aztèques qui furent à l'origine des premières manipulations sur les fèves de cacao. Leur dieu, Quetzalcoatl, était en cette époque désigné comme Jardinier du Paradis. Ainsi les fèves de cacao servaient elles de monnaie sans avoir aucun but culinaire.
C'est en observant les singes que les Aztèques s'intéressèrent aux propriétés culinaires des fruits du cacaoyer, usant dans un premier temps de la pulpe si particulière de cet arbre, puis se mirent à consommer les fèves elles mêmes. L'histoire ne rapporte pas qui eût un jour l'idée de griller ces fèves et de les broyer pour en faire une pâte. Cette pâte, mélange de cacao et d'épices, fit le bonheur de tout un peuple.
Jusqu'au jour où un étrange vaisseau aborda leurs côtes...
C'est en 1502 que Christophe Colomb posa le pied sur cette "Nouvelle Espagne". Il était encore bien loin de comprendre l'incommensurable valeur de ce présent que venait de lui remettre un chef Indien : quelques fèves de Cacao.
Pendant ce temps, la légende de Quetzacoatl continuait. Roi-prêtre souhaitant l'immortalité, il s'était fourvoyé et devint fou en absorbant un philtre confectionné par un sorcier maléfique. Avant de s'éloigner vers l'Orient, il prophétisa : Je reviendrai ici, en une année du roseau et je rétablirai mon autorité".
Le culte se perpétua sous le nom de Votan jusqu'en ce jour de 1519, une année du roseau. Le hasard fît que ce 21 Avril fût à la fois la date prédite pour le retour de Quetzacoatl, et celle du débarquement d'Hernan Cortés sur les côtes du roi Moctrezuma.
Persuadé que le "Grand Serpent à Plumes" était de retour, les Aztèques furent envahis sans difficultée et connurent malheurs et épreuves jusqu'à leur disparition totale.
Les Conquitadores en quête d'un nouvel eldorado connurent aussi de nombreuses épreuves. Le cacao tel que le préparaient les Aztèques ne leur convenait pas, trop gras et trop amer, mais leurs vivres épuisées, ils durent s'y habituer.
Le coupant de sucre de canne, la boisson finit par se faire une réputation de puissant aphrodisiaque, propriété renforcée par les légendes des cultes l'entourant.
Les Espagnols raffolèrent vite de ce breuvage.